Culture meets Politics #3 : Le véritable problème des entreprises culturelles ouest-africaines.

3 juin 2020

©Komy Thomas. Août 2019
©Komy Thomas. Août 2019

Le véritable problème/avantage des biens artistiques et culturels est qu'ils sont beaucoup plus des biens d'expérience... Des biens dont le consommateur ne connait pas toujours la qualité. A moins qu'il ait consommé. On pourrait même pousser le sarcasme plus loin en disant que ce ne sont pas des biens de premières nécessités (Oui Oui c'est discutable je sais).

La disruption numérique a donné le pouvoir aux grandes entreprises entraînant de grands rapports de force. Il y a qu'à observer le poids économique des grandes industries culturelles pour réaliser le gap. Entre le pouvoir des entreprises de Bolloré % Co d'un côté et les majors Sony, Universal, MAGNIN &Co de l'autres, il n'y a pas trop de marge pour les petits poucets.
Ce décalage leur confère une capacité à dicter les règles du marché... Peut être pas au point d'abuser de cette position, certes, mais cela pose une question de marge de manœuvre pour les entreprises et startups comme ATILEB'ART qui entendent pénétrer les marchés des industries artistiques et culturelles. Surtout si elles manque de financement.

Kutonu. Technique mixte sur toile. 100x100cm. 2017. Par Seencelor. © Komy Thomas / Seencelor. Courtesy of Atileb'art.
Kutonu. Technique mixte sur toile. 100x100cm. 2017. Par Seencelor. © Komy Thomas / Seencelor. Courtesy of Atileb'art.

Si les barrières à l'entrée sont déjà faibles, et on doit y ajouter le manque de ressources tant humaines que financières, il n'est clairement pas facile de se développer et d'acquérir une visibilité permettant de créer une marque forte et de construire une communauté forte. 
C'est cela la réalité des entreprises culturelles en Afrique. 

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